L’arrivée à Paris et la fondation de la galerie

L’histoire de la galerie Brimo de Laroussilhe débute à Constantinople, où s’installe la famille Brimo, des arméniens originaires d’Alep, qui avaient d’abord transité par Damas. Nicolas Brimo (fig. 1), comme ses quatre frères, a reçu son éducation dans une école tenue par des frères maronites francophones à Constantinople. Après les pogroms qui débutèrent dans les années 1890, la vie et les affaires sont devenues si difficiles pour les non-Ottomans, que les parents Brimo incitent chacun de leurs fils à aller chercher fortune à travers le monde. Antoine, l’aîné, fit le choix le plus évident de Paris. Le second frère choisit Kingston en Jamaïque, le troisième les Philippines où il sera ensuite rejoint par Joseph, le petit dernier.

Nicolas, lui, arrive à Paris peu après 1900. Il rejoint ensuite son frère Elias un moment à Manille avant de revenir à Paris où il s’installera définitivement. Son frère Antoine est alors déjà un marchand d’art d’Extrême-Orient, installé rue Lafitte, quartier favori des antiquaires, brocanteurs et marchands de tableaux.

Historique - Galerie Brimo de Laroussilhe

Fig. 1
Portrait de Nicolas Brimo (1887–1953), non daté.
Archives famille Brimo

En 1906, Nicolas épouse Marie-Thérèse de Laroussilhe et, en 1908, il ouvre son premier magasin, juste à côté de celui de son frère Antoine.

Sous le premier nom de Lafayette Art Gallery, la galerie de Nicolas Brimo ne cache pas une ambition internationale. Pourtant, dans les toutes premières années, le magasin semble tenir plus du bric-à-brac que du négoce d’œuvres d’art. Mais dès 1911, Nicolas Brimo semble s’orienter plus sérieusement vers l’art médiéval. Il écrit alors pour se présenter et offrir ses services aux grands musées tels que le South Kensington Museum à Londres, le Kaiser Friedrich Museum à Berlin ou le Metropolitan Museum à New York (fig. 2).

C’est à cette période qu’il réalise également ses premières ventes d’œuvres médiévales auprès de grands collectionneurs américains tels que John Pierpont Morgan. Nicolas, très conscient de son statut d’émigré récent, va également débuter alors une forme d’association avec un partenaire très « comme il faut », Henri François Daguerre. Ce dernier, qui porte le titre de Marquis de Saint Lever, va longtemps servir de prête-nom à Nicolas pour vendre aux plus grands collectionneurs américains, tels qu’Henry Walters à Baltimore.

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Fig. 2
Boîte aux saintes huiles
Limoges, vers 1200–1220.
Acquise par J. Pierpont Morgan auprès de Nicolas Brimo en 1911.
New York, The Metropolitan Museum of Art

Nicolas Brimo fait alors partie de ce qu’on a pu appeler « la bande noire » des marchands parisiens, ces marchands immigrés, principalement juifs et arméniens, qui peuplent le quartier de la rue Lafitte, proche de l’hôtel Drouot. Parmi eux, un grand nombre va composer un tissu de partenaires privilégiés avec lesquels Nicolas Brimo fera longtemps des affaires, tels que Joseph Altounian, le cousin Kirkor Minassian, Jacques Bacri, Dikran Kelekian et Joseph Brummer.

La diaspora familiale est peut-être ce qui a toujours incité Nicolas à développer un important réseau international et, dès les premières années, il effectue de nombreux voyages pour trouver des œuvres, notamment en Espagne, en Italie, en Allemagne et jusqu’en Crimée.

En 1917, Nicolas Brimo reçoit une lettre du ministère de l’intérieur révoquant son droit de voyager à l’étranger car il ne possède pas de passeport français. Jusqu’à présent, Nicolas avait choisi de rester apatride plutôt que d’accepter la citoyenneté ottomane. Il fera par la suite une demande de citoyenneté française qu’il n’obtiendra qu’au bout d’une décennie. Ce point pose un problème juridique supplémentaire car un non-national ne peut pas officiellement diriger une entreprise. C’est pourquoi au début des années 1920 il transfère 30% de l’entreprise à son jeune beau-frère, Lucien de Laroussilhe, qui dirigera officiellement, sous son nom, la société.

Ceci implique également de renommer progressivement la Lafayette Art Gallery en Brimo de Laroussilhe, un nom jugé par Nicolas comme plus aristocratique et français ce qu’il considère bénéfique pour les affaires. Le papier à lettres des années 1920 témoigne de cette transition de nom (fig. 3).

Si l’art médiéval constitue la spécialité de la galerie Brimo de Laroussilhe, elle se consacre alors également à de nombreux autres domaines tels que l’archéologie, l’art primitif, le mobilier du XVIIe siècle, les maîtres anciens ou encore l’art islamique.

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Fig. 3
En-tête du papier à lettres de la galerie dans les années 1920.
Archives Brimo de Laroussilhe

Les années 1920–1930

Les années 1920 sont les premières années de prospérité pour la galerie. Henry Walters, sans le savoir, puisqu’il passe par Daguerre, est sans doute l’un des meilleurs clients. Une photographie conservée dans les archives de la galerie montre une vitrine d’objets médiévaux de Brimo de Laroussilhe qui présente au moins trois œuvres vendues alors à Henry Walters par l’intermédiaire de Daguerre (fig. 4).

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Fig.4
Vitrine d’ivoires médiévaux chez Brimo de Laroussilhe, vers 1925.
Archives Brimo de Laroussilhe
La plaque d’Adam souffrant (Byzance, Xe–XIe siècle), celle de l’Ascension (Byzance (copie Ottonienne ?), vers l’an 1000), celle, semi-circulaire du sacrifice de Caïn et Abel (France ou Angleterre, première moitié du XIIe siècle) ainsi que la pièce d’échec (Espagne, XIIe siècle) ont été acquises par Henry Walters en 1926. On reconnaît également les trois fragments de plaque de diptyque acquis par le Louvre également en 1926. L’oiseau en ivoire de morse (Espagne, Xe–XIe siècle), après être passé par différentes mains, a rejoint les collections du Metropolitan Museum of Art plus récemment.

Au début des années 1930, juste avant que la crise de 1929 ne rattrape le marché de l’art européen, la galerie Brimo de Laroussilhe se porte au mieux. Les affaires tournent bien notamment grâce aux nombreuses affaires réalisées avec des confrères, tant à Paris qu’à l’étranger. Parmi les partenaires d’affaires réguliers, on peut citer Bacri, Altounian et Ratton bien sûr, mais aussi Duveen, Seligmann, Joseph Brummer, Demotte, Drey, etc.

À cette période, la galerie compte également parmi ses clients des collectionneurs importants tels qu’Adolphe Stoclet à Bruxelles qui sera l’acquéreur de la fantastique patène byzantine aujourd’hui conservée au musée du Louvre (fig. 5), ou François Baverey à Lyon qui achète alors la très belle Vierge du XIIIe siècle, aujourd’hui conservée au musée de Cluny. (fig. 6).

Historique - Galerie Brimo de Laroussilhe
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Fig. 5
Patène
Constantinople, fin du IXe–début du Xe siècle.
Acquise par Adolphe Stoclet auprès de Brimo de Laroussilhe en 1930.
Paris, musée du Louvre

Fig. 6
Vierge à l’Enfant trônant
Paris, vers 1240–1250.
Acquise par François Baverey chez Brimo de Laroussilhe en 1934.
Paris, musée de Cluny – musée national du Moyen Âge

À la même époque, la galerie travaille également avec les musées, notamment français, comme en témoigne par exemple la vente faite au musée de Lyon en 1934 de la très belle Vierge de Saint-Flour qui date de la seconde moitié du XIIe siècle (fig. 7).

Nicolas Brimo réalise également à cette période un coup de maître en achetant un certain nombre d’œuvres importantes provenant de l’ancienne collection Basilewsky qui appartiennent au musée de l’Ermitage et qui sont vendues discrètement par les Soviets à compter de la fin des années 1920. Parmi ces œuvres figure notamment l’épaulière de Frédéric II que la galerie vend au Louvre également en 1934 (fig. 8).

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Fig. 7
Vierge en Majesté, dite Vierge de Saint-Flour
Auvergne, seconde moitié du XIIe siècle.
Acquise par le musée des Beaux-Arts de Lyon en 1934.

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Fig. 8
Armilla (épaulière) : Résurrection du Christ
Région rhéno-mosane, vers 1170–1180.
L’œuvre qui provient de l’ancienne collection Basilewsky est vendue à la galerie par les Soviets en passant par une société hollandaise. La galerie vend cette pièce à la Société des Amis du Louvre en 1934.

Toujours durant cette période, le fils de Nicolas, René Brimo passe deux années d’études à Harvard après avoir été diplômé de l’École du Louvre et de l’Institut d’Art et d’Archéologie. Il se consacre là-bas à l’étude de l’évolution du goût dans les collections américaines, sujet qui aboutira à une thèse de doctorat qu’il obtient à Paris en 1938. Durant ses études aux États-Unis, tout comme durant ses études en France, René est déjà très impliqué dans la galerie qu’il est, de toute évidence, destiné à reprendre un jour. À une époque où le marché de l’art est essentiellement un monde de connaisseurs dont la seule école n’a toujours été que l’hôtel Drouot, la figure de René Brimo, antiquaire-universitaire, constitue une exception très remarquable.

La période de la guerre et la galerie sous l’Occupation

Le 14 juin 1940, le jour où les Allemands entrent dans Paris, Lucien de Laroussilhe épouse Elza Schidlof, la fille du marchand d’antiquités viennois Leo Schidlof. Bien qu’elle fût elle-même d’origine juive, Elza parvient à obtenir un passeport allemand aryen et va prendre nominalement la direction de l’entreprise pendant l’Occupation, évitant ainsi toute mesure de confiscation.

Grâce à ces relations avec les frères maronites, Nicolas Brimo put obtenir des certificats attestant de la non judéité des membres de la famille Brimo. Il quitte néanmoins Paris pour s’installer en zone libre, d’abord en Auvergne puis dans le Midi.

Sous la direction d’Elza qui parle couramment allemand, la galerie reste ouverte pendant toute la période de la guerre. Dans cette période de guerre, les affaires marchent. Les Nazis, en même temps qu’ils pillent l’ensemble des grandes collections juives et les stocks de tous les marchands juifs, achètent également sans compter. De nombreuses ventes sont alors faites aux musées allemands, y compris au musée de Linz. C’est sans doute la période pour laquelle les archives de la galerie sont à la fois les plus dérangeantes mais également les plus précieuses historiquement.

Les affaires marchent tant et si bien que Brimo sera ensuite auditionné par les Américains et poursuivi après-guerre sous le chef d’accusation de profit de guerre. Le jugement sera finalement rendu favorablement pour les Brimo. Leur défense tient essentiellement au fait qu’ils affirment n’avoir jamais collaboré. La galerie est certes restée ouverte mais ils ont également été spoliés d’un certain nombre d’œuvres en partenariat. Surtout, ils affirment avoir toujours travaillé durant cette période également pour leurs partenaires qui eux n’avaient plus la possibilité de réaliser des affaires. Les archives montrent, en effet, qu’un registre à part des ventes était tenu pendant toute cette période avec inscrits les versements faits aux différents partenaires de la galerie qui avaient été pillés par les Nazis, tels que les Bacri ou les Seligmann.

La période de l’après-guerre est une période pour laquelle les archives de la galerie commencent à être plus clairsemées. On peut penser que l’écrit commence à perdre du terrain, l’usage du câble et du téléphone permettant des échanges, sans doute plus rapides, mais dont l’histoire ne peut pas bénéficier. D’autre part, le décès de René, le 24 novembre 1948, à l’âge de 37 ans est sans doute un drame dont Nicolas Brimo ne se remettra jamais totalement. Il décède à son tour en 1953, à l’âge de 66 ans.

1950–1990, les décennies Lucien de Laroussilhe

À la mort de Nicolas Brimo, Lucien de Laroussilhe reprend véritablement la direction de la galerie. Le second fils de Nicolas Brimo, Albert, est toujours associé majoritaire aux affaires mais il poursuit sa carrière d’éminent professeur de droit à l’université et les antiquités ne constituent pas son domaine de prédilection.

La galerie, tenue par Elza et dirigée par Lucien, continue de prospérer mais l’époque a changé et Lucien n’entretient pas le même réseau international que Nicolas Brimo. La galerie est toujours installée dans l’hôtel particulier de la rue Jouffroy mais une succursale est également ouverte au 7 quai Voltaire, en face du Louvre.

Le rôle d’Elza de Laroussilhe n’a jamais été mis en avant, comme souvent pour les femmes à cette époque. Néanmoins, fille d’un grand antiquaire de Vienne qui s’était ensuite installé en Angleterre, Elza avait fait l’École du Louvre avant d’épouser Lucien et elle a toute sa vie tenu la galerie aux côtés de son mari.

Durant ces décennies, les archives de la galerie sont beaucoup moins complètes que pour les périodes antérieures. Hormis des livres de comptes et des factures, très peu de correspondances ont été conservées, ce qui rend cette période beaucoup plus difficile à appréhender.

Malgré l’absence de documentation complète, on peut relever quelques ventes notables, notamment durant les années 1960 et 1970, comme les ventes du buste reliquaire de Sainte Juliana au Metropolitan Museum of Art en 1961 (fig. 9), de la Grande Descente de Croix ombrienne au musée du Louvre en 1968 (fig. 10) ou encore des deux dais d’architecture bourguignons du XVe siècle au musée de Cleveland en 1974 (fig. 11).

Historique - Galerie Brimo de Laroussilhe
Historique - Galerie Brimo de Laroussilhe

Fig.9
Buste reliquaire de Santa Juliana
Cercle de Giovanni di Bartolo, Italie, vers 1376.
Acquis par le Metropolitan Museum of Art en 1961.

Fig. 10
Groupe de la Descente de Croix
Italie (Latium ou Ombrie), vers 1225–1250.
Acquis par le musée du Louvre en 1968.

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Fig. 11
Paire de dais architecturaux
Bourgogne, vers 1450–1475.
Acquis par le Cleveland Museum of Art en 1974.

À partir de la fin des années 1970 et principalement dans les années 1980, la galerie va s’associer pour l’achat de différentes pièces, de temps à autre, avec un nouveau partenaire. Il s’agit d’un jeune antiquaire installé d’abord à Lille et Valenciennes, puis à Bruxelles, Philippe Carlier. Celui-ci découvre la galerie Brimo de Laroussilhe principalement en participant à la constitution de la collection de Daniel Duclaux, riche industriel du Nord qui débute dans les années 1970 une importante collection d’art médiéval, aujourd’hui conservée à Angers.

Depuis1990, la reprise de la galerie par Philippe Carlier, puis par sa fille Marie‑Amélie Carlier

Philippe Carlier, dès les années 1980, a ouvert à Paris une librairie-galerie baptisée Arcimboldo et située rue de Lille. Dans celle-ci, se côtoient livres anciens et de documentation d’histoire de l’art, manuscrits enluminés, et sculptures et objets d’art du Moyen Âge. Il dirige également à Bruxelles, à compter de 1984, avec l’historien de l’art Denis Coekelberghs, la galerie d’Arenberg qui est spécialisée en peintures de Maîtres Anciens.

Lucien de Laroussilhe décède en 1988, suivi de peu par Albert Brimo qui disparaît en 1990. Elza et la veuve d’Albert souhaitent alors liquider la société, aucun enfant n’étant prêt à reprendre le commerce d’antiquités. De nombreux objets étant alors détenus en partenariat avec Philippe Carlier, c’est à lui qu’elles proposent de reprendre la société Brimo de Laroussilhe.

À cette période, les activités ralenties de la galerie sont rassemblées dans l’hôtel particulier de la rue Jouffroy. Après des mois de tri et d’inventaire, il s’agit de quitter cet endroit que la famille souhaite mettre en vente et qui n’est plus vraiment approprié à l’activité de négoce d’œuvres d’art. La galerie du quai Voltaire étant alors occupée par une galerie d’art moderne, c’est d’abord rue de Lille, juste derrière le quai, que Brimo de Laroussilhe va faire un retour sur le devant de la scène.

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Fig. 12
Philippe Carlier en 2008

Dans les années 1990, sous la nouvelle direction de Philippe Carlier, la galerie va reprendre pleinement son activité et se spécialiser de manière définitive dans les œuvres d’art médiéval en abandonnant les branches parallèles. À cette époque, différentes ventes aux grands musées sont réalisées. On peut par exemple citer en 1995 la vente au musée du Louvre de trois œuvres majeures : le bronze mosan et les trois médaillons probablement de Silos provenant de l’ancienne collection Stoclet (figs. 13 et 14), ainsi que la Vierge assise de Lorraine provenant de l’ancienne collection Engel-Gros (fig. 15). On peut encore citer en 2005 les ventes faites au Metropolitan Museum of Art d’un exceptionnel Christ en ivoire de morse vers 1300 et d’un buste de Vierge en terre cuite polychrome originaire de Prague, vers 1390–1395.

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Fig. 13
Ange en buste tenant le texte du 6e commandement : « NON OCCIDES »
Vallée de la Meuse, vers 1150–1160.
Acquis par le musée du Louvre en 1995.

Fig. 14
Trois médaillon à décor d’oiseaux
Atelier de Silos, vers 1150–1175.
Acquis par le musée du Louvre en 1995.

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Fig. 15
Statuette of the seated Virgin Mary holding the Child
Lorraine, circa 1300–1330.
Acquired by the Musée du Louvre in 1995.

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Fig. 16
Christ
Europe du Nord, vers 1300.
Acquis par le Metropolitan Museum of Art en 2005.

Fig. 17
Buste de Vierge
Bohême (Prague), vers 1390–1395.
Acquis par le Metropolitan Museum of Art en 2005.

À compter de 2002, Philippe Carlier est rejoint par sa fille, Marie-Amélie, qui achève alors ses études d’histoire de l’art. Après l’obtention à la Sorbonne d’une maîtrise et d’un DEA d’histoire de l’art consacré à la sculpture de la Renaissance italienne dans les collections de Charles Timbal, Marie-Amélie va seconder son père pendant près de dix ans à la galerie, avant d’en reprendre la direction en 2010.

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Fig. 18
Marie-Amélie Carlier

Depuis 2010, sous sa direction, la galerie continue de s’inscrire dans une tradition de recherches et de redécouvertes d’œuvres majeures du Moyen-Âge et de la Renaissance, tant à destination des collectionneurs privés que des grands musées internationaux.

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Fig. 19
Deux évangélistes provenant du frontal de l’abbaye de Grandmont
Limoges, vers 1220–1230
Acquis par le Metropolitan Museum of Art en 2012.

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Fig. 20
Desiderio da Settignano (1428–1464)
Buste de jeune garçon
Florence, vers 1460–1464.
Acquis par le J. Paul Getty Museum en 2018.